| L'association A.C.O.V.A - naissance du train touristique |
Les premières réalisations de chemins de fer
touristiques sont suivies avec attention par quelques passionnés, regroupés au
sein de la section toulousaine de la Fédération des Amis des Chemins de Fer
Secondaires. Un chemin de fer touristique ? Pourquoi pas ! Mais il faudra créer
la future ligne de toutes pièces car depuis 1962, année de la fermeture du
Castres - Lacaune des Chemins de Fer Départementaux du Tarn, il n'existe plus
aucun "tortillard" en Midi-Pyrénées.
Le premier travail consiste à rechercher un site d'accueil répondant à des
critères précis; le tracé de la ligne touristique doit reprendre le parcours
de l'un des anciens chemin de fer d'intérêt local de la région, et l'implantation
géographique doit garantir un niveau de clientèle suffisant pour la survie du
réseau. Après trois ans d'efforts, le site idéal est découvert dans le
département du Tarn. Il s'agit d'une partie de l'ancienne ligne la Ramière à
Saint-Sulpice des Tramways à Vapeur du Tarn. La section comprise entre Saint-Lieux-les-Lavaur et Giroussens est
disponible. La gare, l'imposant viaduc
sur l'Agout et la plate-forme sont toujours là. Bien qu'il n'y ait plus de rail.
Les municipalités consultées en Janvier 1973 se déclarent favorables au
projet.
Le site découvert, les difficultés commencent. Créer un chemin de fer
touristique avec pour seuls atouts une plate-forme en friche et une bonne dose
d'enthousiasme, constitue une entreprise bien hasardeuse. A cette étape de
l'aventure, deux problèmes se posent. D'abord il s'avère impossible de trouver
du matériel roulant à voie étroite dans la région. Ensuite le coût de
construction de la voie est évalué à cent mille francs le kilomètre, somme
qu'il est improbable de réunir. A l'automne 1974, les communes de Saint-Lieux
et Giroussens annoncent leur intention pour l'une de démolir la gare pour
l'autre de goudronner le viaduc si le projet n'aboutit pas rapidement.
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Mais dans le même temps une nouvelle capitale va précipiter les choses. Dans l'Aude, l'arrêt de l'exploitation ferroviaire des Salins du Midi rend disponible un lot important de matériel à un prix raisonnable. Tout devient possible. Une souscription lancée auprès des amateurs de la région permet de réunir la somme nécessaire a l'achat d'un premier lot de matériel. |
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Récupération des locotracteurs Crochat aux Salins du Midi (Aude) |
Enfin le 31 janvier 1975, paraît au Journal Officiel, la déclaration de constitution de l'Association pour la Conservation Occitane de Véhicules Anciens (ACOVA), créée dans le but de construire et d'exploiter le Chemin de Fer Touristique du Tarn (CFTT).
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L'ACOVA est une association loi
1901à but non lucratif, ouverte à tous sans exclusive. Depuis ses
origines, elle regroupe des bénévoles français et étrangers, issus de
différentes catégories socioprofessionnelles. Chacun travaille sur le
réseau en fonction de ses compétences et de ses centres d'intérêts :
voie, restauration du matériel, exploitation du train touristique,
travaux administratifs. Grâce à tous ses membres, le C.F.T.T. a vu son trafic annuel passer de 6500 voyageurs en 1975 à près de 24 000 voyageurs par an. Soit 403 130 voyageurs transportés en 30 ans, ce qui prouve l'intérêt du public pour un tourisme différent, orienté vers la découverte du patrimoine. |
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Les Martels pose des aiguillages. |
L' ACOVA se donne aussi pour mission de sauvegarder, restaurer et entretenir du matériel de transport présentant un intérêt historique ou technique. Elle vise également à encourager le tourisme régional et à promouvoir les centres d'intérêt touristique de l'Occitanie en général et de la vallée de l'Agout en particulier.